30 août 2011 dans les chevaux de l'élevage | Lien permanent | Commentaires (33)
Voilà la petite dernière, "Battling Joe", née il y a dix jours.
La surprise cette fois ci, ce n'était pas le durée de la gestation, puisqu'elle est arrivée avec à peine deux semaines d'avance, non la surprise, c'est plutôt qu'elle n'est pas arrivée seule... Mais avec un jumeau!
Fait exceptionnel, les deux étaient viables, mais je n'ai pu sauver le mâle (visiblement, il n'est pas parvenu à déchirer le placenta, à moins qu'il ne soit mort juste avant l'expulsion?), quant à Battling Joe, elle n'a pas pris un bon départ non plus. Il a fallu quelques efforts pour la mettre en piste : réanimation, frictionnage, aide technique pour le maintien de la station debout, soutien actif et même plutôt directif pour la détection et l'assimilation du colostrum, surveillance pendant les phases de récupération du nouveau-né (sa mère, autre fait plutôt exceptionnel, lui a marché dessus à plusieurs reprises...), bref, la voilà maintenant tirée d'affaire et bien vigoureuse, et même sacrément vive pour une demi-portion que j'ai ressuscité il y a pas dix jours.
21 juin 2011 dans les chevaux de l'élevage | Lien permanent | Commentaires (15)
Qui c'est? Le papa de mes poulains à naître en juin!
Qu'est ce qu'il fout sur son plot? Il aime bien se la péter un peu, monter qu'il est beau, intelligent, fort en gymnastique, et qu'il bénéficie d'un enseignement de qualité (mais c'est pas moi hein qui lui apprend tout ça, pensez donc).
Où est-ce? A la deuxième foire aux ânes de Saint Martin de Londres dimanche dernier. Mais ce coup-ci, je vous prépare une vraie note agrémentée de photos, juré, craché!!! (dès que j'ai fini ma clôture...)
17 mai 2011 dans les chevaux de l'élevage | Lien permanent | Commentaires (4)
26 avril 2011 dans les chevaux de l'élevage | Lien permanent | Commentaires (24)
... que j'ai un peu triché : la photo est de l'année dernière.
Parce qu'on a beau sortir de l'hiver (du moins on l'espère), l'herbe est loin d'être aussi haute. On dirait même qu'il n'y en a pas encore, ou juste une vague teinte verte prometteuse entre deux bouquets de genêts.
En attendant que mes chevaux d'Auvergne (de la montagne héraultoise) puissent quitter les oripeaux de l'hiver (en l'occurrence de looongs poils leur donnant l'air de plantigrades) et rejoindre leurs quartiers d'été, il est toujours temps de faire les présentations : à gauche, Ragtime (un hongre), puis Jade (une poulinière), Algarade (la fille de Jade), Ultima Vez (une grande soeur d'Algarade) et enfin Quetzal (une poulinière, qui fait plus de gras que de poulain, mais elle va bien finir par se décider).
Et comme il ne s'agit là que d'une fraction du troupeau, nous y reviendrons donc... très bientôt!
30 mars 2011 dans les chevaux de l'élevage | Lien permanent | Commentaires (4)
Morbleu!
Des racontars, vipérins autant que non avisés, me revenant malencontreusement aux oreilles, répandent une aussi fausse que vaine rumeur, comme quoi ce blog serait tellement déserté qu'il faudrait du carbone 14 pour dater les derniers commentaires?!
Racontars!!!
Par ma barbe, le moment venu, je saurai faire payer pareilles vilénies!
Alors comme ça on a pas le droit de faire la sieste?! A peine ouvert l'oeil, et voilà, paf on se fait agresser... Mais la voilà la suite de cette trépidante, exaltante, passionnante, complètement inconsidérée, décision du retour à la terre :
Ce fut de trépidants voyages intersidéraux pour dégotter un deuxième reproducteur pour mes futures juments d'Auvergne, d'exaltantes sessions de clôture, de passionnantes journées de débroussaillage, des commandes de granulés complètement inconsidérées...
Mais le meilleur, c'est ça :
C'est Vendetta, fille d'Ouvéa et Babeliba, née en mars à l'élevage.
C'est aussi ça, tout ce qu'ici on arrive à faire avec le Cheval d'Auvergne production Haut-Languedoc (à labelliser, parce que celui-là à plus de 30 ans d'âge, et donc de sélection...):
Patrick Ambec avec Quéfyr, hongre de 5 ans, fils de Babeliba.
Ouzbeck en traction agricole chez Nadia Pardigon, encore un produit de Babeliba, 7 ans.
C'est aussi toute cette émulation locale qui se forme autour de cette petite race rustique, ce "montagnol" qui peut tout faire, et qui le prouve.
Qu'il est reposant, enfin sortie du cadre associatif, de pouvoir promouvoir les produits de l'élevage d'Auvergne (ah oui mais label Haut-Languedoc...) avec des professionnels, reposant, enrichissant aussi.
Reste un problème tout de même, et de taille : Laurence (Ecole d'Equitation du Somail) a beau se lancer à son tour dans l'élevage du Cheval d'Auvergne, nous allons avoir du mal à satisfaire la demande. D'autant que le cheval d'Auvergne, c'est pas facile à vendre, parce que quand on l'élève, ben...on a envie de le garder...
16 octobre 2009 dans les chevaux de l'élevage | Lien permanent | Commentaires (32)
En mai :
Déjà un an que, pompée jusqu’à la mœlle par ces années toutes employées à la subsistance d’une association, je perds foi et entrain en même temps que pas mal de terrain contre la jachère (trop de choses à gérer et de problèmes à résoudre dont tout le monde ou presque se contrefout, trop d'efforts pour retenir des compétences dans une structure un rien trop amateuriste, trop de choses qui n’évoluent plus assez vite, et un je ne sais quoi de vox clamentis in deserto qui finit par vous rendre hargneuse) pourtant je me laisse berner par une légère brise d'optimisme et décide que finalement il faut encore tenir bon.
En juin :
Un atroce intermède de lucidité me pousse encore une fois à constater que je ne crois plus en l’équipe, où les compétences se comptent sur les doigts d’une seule main, où les attentes s’expriment en des termes qui ne me plaisent plus guère, et que je suis définitivement harassée par ces 8 années de disponibilité pour la cause et ses détracteurs. Années durant lesquelles j’ai fait 38 000 km d’un bout à l’autre du Massif Central, investi dans l’entreprise le prix d’une voiture neuve, gagné la réputation de la fille la plus flinguée de la planète auprès de mes amis, assumé le boulot de trésorier-secrétaire-permanente et j'en passe, bref, quand de gentils monsieurs à grand renfort de feuilles d'analyses diverses m'ont expliqué que j'avais également commencé à y engager mon propre capital vital, il a bien fallu admettre que la stratégie de la quiche devait cesser. A partir de là un drôle de phénomène s’est produit, une sorte de certitude qui dévale doucement d’un bout de cervelle à l’autre, vient s’écraser vers la gorge et me fait dire : j’arrête.
En juillet :
J’arrête, oui mais comment, j’arrête oui mais quoi ?
Tout ?
Je reprends mon troupeau d’Auvergne ? Je m’enpaysanne ? Ou je me citadinnise et qu’on ne me parle plus ni d’Auvergne ni de chevaux et surtout plus jamais d’association… ?
Impossible de laisser ce trésor de génétique rare, de crins noirs, d’énergique rondeur et de rusticité passer de la main de mes parents à d’autres que les miennes, impossible de fermer les yeux sur le sort de ces équidés que j’ai vu naître, avec lesquels j’ai travaillé des années durant, et donc impossible de les élever sans se soucier de la pérennité de l’association… et ça n’arrange point mes affaires, car il faut bien l'admettre, je n'aime pas faire les choses à moitié, surtout quant il s'agit de se tailler les flûtes.
En août :
Je ne me crucifierais pas pour l’assoc (crucifier une quiche, c’est pas pratique), mais j’espère ardemment que d’autres le feront ; hélas je reconnais dans ceux qui m’ont accompagnés et sont conscients de la difficulté de la tâche la même lassitude que moi, et chez d'autres une absolue et crasse ignorance du boulot à mener. Je laisse une place sur laquelle on s’empresse de capitaliser, mais je ne vois pas d’étoffe, pas de compétences réelles, les nouvelles recrues ou celles de la première heure qui feraient de bons présidents n'ayant a priori aucune envie de s'y coller, quelle misère ma bonne dame.
En septembre :
J’expérimente moi aussi comme quelque part à Lucerne les affres du trou noir.
Une bonne nouvelle à mi-mois : une bonne âme se dévoue pour rafler la première présidence de l'histoire de notre association, pas prévu au programme de certains cette candidature...pour ma part je table sur un bon entrebâillement de solution.
En octobre :
Rââââhhh ! J’le savais… j’le savais j’le savais j’le savais !
J’le savais que moi et ma gueule de demi-quiche on allait regretter nos humbles postures, nos investissement discrets mais conséquents, qu’on allait haïr son prochain juste un peu plus que soi-même, qu’on allait devoir mettre le nez comme dans un bouge infâme sur ce qui anime l’humain.
Je reste néanmois encore un peu dans la place, "responsable du stud-book", mais la tâche sera ardue...
« L’ignorance peut être, ou bien savante, scientifique, ou bien vulgaire. Celui qui voit distinctement les limites de la connaissance, par conséquent le champ de l’ignorance, à partir d’où il commence à s’étendre...est ignorant de façon technique ou savante. Au contraire, celui qui est ignorant sans apercevoir les raisons des limites de l’ignorance et sans s’en inquiéter est ignorant de façon non-savante. Un tel homme ne sait même pas qu’il ne sait rien. Car il est impossible d’avoir la représentation de son ignorance autrement que par la science ; tout comme un aveugle ne peut se représenter l’obscurité avant d’avoir recouvré la vue.
Ainsi la connaissance de notre ignorance suppose que nous ayons la science et du même coup rend modeste, alors qu’au contraire s’imaginer savoir gonfle la vanité. »
KANT -Les deux ignorances et la possibilité du vrai
... à moins qu'on organise une lecture collective de Kant à la prochaine AG?
Parce que où va donc échouer la barque si on oublie d'assurer les bases, si on oublie que la barre à franchir à présent c'est celle qui est sensée transformer une structure de passionnés mais non moins amateurs devenue trop fragile en association professionnelle et carrée?
Pour conclure, toujours pressée de me jeter dans la première entreprise foireuse venue, et enfin animée par la nécessité d'agir pour MA pomme, je m’en vas me lancer dans l’agriculture, le froid la faim et la misère, je reprends l’élevage de chevaux d’Auvergne familial!
Qui a dit encore un foutu plan moisi? Retire ça tout de suite!
09 décembre 2008 dans vieilleries | Lien permanent | Commentaires (33)
... Je cherche un nouveau travail (et un nouveau titre pour ce blog), (et accessoirement une méthode moins bordélique et plus rationnelle de sauvegarder le Cheval d'Auvergne, avec moins de collectif dedans et plus de compétences, avec moins de tolérance et un brin de saine misanthropie, celle qui à défaut d'amour propre vient rappeler qu'avant les bonnes oeuvres il est parfois bon de penser à sauvegarder...ben, sa gueule)
Oui c'est ça, fini de rire... (hin hin hin)
07 juillet 2008 dans vieilleries | Lien permanent | Commentaires (17)
... je rédige les 36 billets en retard de ce blog à propos de :
- la dernière jument de Fay retrouvée dans la Haute-loire, et la roche torturée du Mezenc
- la mise en place de la commission élevage, et tout le boulot qu'on va enfin pouvoir abattre dans cette assoc pour avancer un peu sur la génétique de la race
- le lancement des premiers savons au lait de jument d'Auvergne "Equibulle" par Evelyne et Laurent Carpentier , et la quasi certitude qu'on peut se laver avec sans se retrouver avec les mêmes fanons que leur jument Caline, ni se mettre à hennir dans son salon (mais ... pour être honnête moi je hennis déjà dans mon salon depuis que je prends des cours de chant - probablement la raison pour laquelle j'ai reçu une partie de mon plafond sur le crâne il y a deux jours - quant aux fanons, suffit de trouver le bon épilateur : série râteaux faneurs de Chez John Deere)
- le fabuleux destin de Timgad le poulain, qui sera le plus bel étalon d'Auvergne (il va pulvériser la grille de pointage avec sa vraie belle tête, j'en mets la mienne à couper) et le mieux dressé de la planète puisqu'il vient de trouver les meilleurs propriétaires du Massif Central (et d'ailleurs...et en plus c'est mes amis)
- l'exposition sur le cheval d'Auvergne que Jean et moi venons d'installer dans les locaux de La Maison du Parc Livradois Forez à Saint Gervais sous Meymont
- ma 205 qui en est à plus de 328 000 km, et la question du mois : est-ce opportun de changer une courroie de distribution sur une 205 de 1989 qui consomme autant d'huile que de Sans Plomb? Non? Mais c'est pas un peu dangereux de rouler avec une courroie de distribution qu'à plus de 114 000 bornes? Ah... et alors avec en plus un jeu important dans l'articulation de train arrière droit? Comment ça je dois aussi arrêter de boire avant de prendre le volant!? Pas possible, sinon j'ai peur...
Oui tout ça je le fait, demain, juré craché raktfuiiit... (ou alors je le fais pas, c'est selon)
14 mai 2008 dans vieilleries | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
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